L’emprise

Titre

L’emprise

Editeur

Verdier

Date de parution

2006

Genre

Récit

Livre des commencements et du temps qui s’achève, L’Emprise est une confidence poignante, doucement consentie, des éblouissements et des déchirements premiers qui vont rythmer toute une vie.
Ce qui, dans la retenue, se dévoile pourtant d’histoires tenues secrètes ne se légitime que de convoquer, à travers ces instants d’absolue félicité ou de désastre, les êtres aimés.
« Je doute et je trébuche, et mets au panier comme jamais mais je continue, me disant qu’à présent ce serait trop de solitude, trop de séparation. Qu’il me les faut là près de moi encore un temps, qu’un temps encore je sente leur regard, leur haleine, leur tourment dans le jour qui faiblit, qu’encore une fois nous figurions les uns près des autres dans le demi-jour, la lumière indécise, cet endroit du monde où d’un rien parfois on peut vivre ou mourir. »

« On se dit que ce doit être la maison. Que tout ceci est et n’a jamais été qu’une affaire de maison. De demeure où vivre et dormir à l’abri du danger, de ces choses qui menacent sitôt passé les seuils. Une affaire de toits et de murs qui enserrent, étreignent doucement, des seuils, des portes à franchir, et ces fenêtres par où pénètre le jour et avec le jour ce qui se perçoit du lointain et qu’on imagine inconnu, mystérieux derrière l’horizon. » (extrait p 9)

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